VOYAGE A BORDEAUX du jeudi 329 septembre au dimanche 2 octobre 2016

JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016

Ø  7 H 00 : départ du Puy en Velay en car Migratour tout confort – Place Michelet au niveau des cinémas Dyke. Le car prendra la direction de Clermont Ferrand avant d’emprunter l’autoroute A89 pour Bordeaux.

Ø  D  Déjeuner  libre (arrêt sur aire d’autoroute ou panier repas) ;

Ø  E Etape à  SOUILLAC et visite libre de l’Abbatiale Sainte Marie.

Ø     Etape  à SARLAT et visite guidée de la ville.

Ø  IInstallation à l’hôtel Ibis Styles de Bordeaux Meriadeck (proche du centre-ville) et dîner pris en commun au restaurant de l’hôtel, « le Galopin ».

Ø   A noter que nous séjournerons dans le même hôtel et dînerons dans le même restaurant les 3 soirées de notre séjour, les déjeuners restant libres.

VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2016

Ø  L le  matin, visite guidée de BORDEAUX.

Ø  L’après-midi, visite guidée de SAINT EMILION puis de la TOUR DE MONTAIGNE.

SAMEDI 1ER OCTOBRE 2016

Ø  L le matin, CROISIERE FLUVIALE à la découverte des ponts et façades de BORDEAUX.

Ø  L’après-midi, promenade dans le parc du CHATEAU DE LA BREDE ,lieu de naissance de Montesquieu.

Ø  P Puis  découverte de l’architecture futuriste de la CITE DU VIN de Bordeaux, inaugurée ce mois de juin 2016.

DIMANCHE 2 OCTOBRE 2016

Ø   A près un temps libre jusqu’à 11 heures, visite du MUSEE DES ARTS DECORATIFS de Bordeaux, implanté au sein de l’Hôtel de Lalande, l’un des plus beaux hôtels particuliers de la ville et l’un des très rares accessibles au public.

Ø  A A près cette visite, départ pour le Puy, avec une pause déjeuner sur une aire d’autoroute.

Ø  RR etour au Puy aux environs de 20/21 heures.

PRIX DU VOYAGE ET INSCRIPTIONS
 480 € / personne + adhésion 2016/2017 à l’association 15 € (25 € pour un couple), comprenant le voyage A/R, les déplacements en car, les 3 nuitées à l’hôtel et les petits déjeuners, les 3 dîners, l’ensemble des visites guidées ou non, la croisière fluviale. Nous avons établi au mieux le budget de cette sortie, Bordeaux étant toutefois une ville chère, notamment pour l’hébergement ; et nous avons jugé souhaitable de séjourner à proximité du centre-ville pour profiter pleinement de nos temps libres !
 Supplément chambre « single » : 160 € pour les 3 nuitées.
 Acompte de 230 € / personne à verser avant le 26 juin 2016 au plus tard (compte tenu des impératifs fixés notamment par l’hôtel et le restaurant) à l’appui du bulletin d’inscription joint. L’ensemble à adresser à : Véronique HANIN-GRAMMONT – 12 rue Saint Georges 43000 LE PUY EN VELAY.
 Les inscriptions seront prises en compte selon leur ordre chronologique de réception.
 Pour toutes précisions complémentaires, n’hésitez pas à téléphoner à Alain BROQUET (06 11 52 26 06) ou à le contacter par message : alainbroquet@free.fr.


En espérant vous retrouver nombreux pour apprécier la beauté rénovée et magnifiée de la capitale d’Aquitaine !

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VOYAGE A MARTIGNY ET LAUSANNE
LES SAMEDI 21 MAI ET DIMANCHE 22 MAI 2016

Rare exposition ZAO WOU KI à la Fondation GIANADDA :

Première rétrospective en Suisse de ce peintre majeur né à Pékin en 1920, naturalisé français et décédé en 2013. De nombreuses œuvres exceptionnellement rassemblées (peintures, dessins…) permettent de découvrir un parcours d’une soixantaine d’années, allant de la période figurative lors de sa découverte de la France en 1948 jusqu’aux développements abstraits dans les années 1960/1970. Une ample suite est de plus réservée à de grands lavis sur papier mettant en lumière sa praxis ancienne de l’encre de chine, illustrant le pont que cet artiste avait su établir entre l’Asie et l’Occident.

 Concert en soirée à la Fondation GIANADDA (en option)  concert par des interprètes de renommée internationale : Renaud CAPUCON, violon, et Francesco PIEMONTESI, piano. Œuvres de Mozart, Beethoven, Schumann. Le coût de cette option est précisée in fine.

« Une vie au fil de l’eau » : collection très prestigieuse d’œuvres de Paul SIGNAC (1863-1935) présentée à la FONDATION DE L’HERMITAGE ; près de 140 peintures, aquarelles et dessins illustrant la carrière foisonnante du maître néo-impressionniste.

PROGRAMME :

Samedi 21/05/2016

8h30 : départ du Puy en Velay (place Michelet – Niveau cinémas Dyke) en car Migratour tout confort.
 Les personnes souhaitant être prises en charge en un autre lieu (selon possibilités de l’autocariste) devront le signaler sur le bulletin d’inscription joint.
Déjeuner libre en cours de route (prévoir un panier repas ou cafétéria sur aire d’autoroute).

15h00 : conférence (1h00 environ) sur l’œuvre de ZAO WOU KI, puis visite libre de l’exposition et de la Fondation.
 18h00 : installation à l’hôtel FORCLAZ TOURING (proche de la Fondation) et dîner pris en commun dans le restaurant de cet hôtel.
 20h00 : concert (optionnel) à la Fondation GIANADDA

Dimanche 22/05/2016

8h30 : départ pour Lausanne
10h00 : visite guidée de l’exposition SIGNAC à Lausanne
12h30 : déjeuner pris en commun au restaurant CHALET SUISSE, proche de la Fondation de l’Hermitage.
 Puis départ pour le Puy, avec une arrivée aux environs de 20h00.

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Le nombre de places étant limité et des impératifs de réservation nous étant imposés, le bulletin d’inscription ci-joint sera à retourner pour le 31 MARS 2016 au plus tard, accompagné de l’acompte (cf. ci-dessous) à l’ordre de l’Art et la manière à notre Trésorière :

Véronique HANIN-GRAMMONT – 12 rue Saint Georges 43000 LE PUY EN VELAY.

Télécharger le BULLETIN D'INSCRIPTION

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TARIFS :

• 210 € / personne comprenant : le voyage A/R, les visites commentées des expositions, la nuitée à l’hôtel et le petit déjeuner, le dîner du samedi et le déjeuner du dimanche (boissons comprises).
• Supplément chambre « single » : 25 €.
• Option concert Renaud Capuçon / Francesco PIEMONTESI : 65 €

ACOMPTES A JOINDRE A LA RESERVATION :
• 120 € / personne pour une réservation simple.
• 145 € / personne pour une réservation avec chambre single.
• 185 € / personne pour une réservation avec concert.
• 210 € / personne pour une réservation avec chambre single + concert.

En espérant vous retrouver nombreux pour ce nouveau partage artistique, nous restons à votre disposition pour toutes précisions.
Alain BROQUET
alainbroquet@free.fr
06 11 52 26 06
04 71 09 22 36

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VOYAGE EN ALSACE du 24 au 27 septembre 2015

            A la découverte du gothique rhénan

Jeudi 24/09/2015

  • 7h00: départ du Puy en Velay (Place Michelet)
  • 10h00: visite guidée du monastère de Brou à Bourg en Bresse
  • Déjeuner libre
  • 17h00/17h30: arrivée à Strasbourg et installation à l'Hotel Ibis Petite France
  • 20h00: diner pris en commun au restaurant Lohkas situé dans le quartier de la Petite France

Vendredi 25/09/2015

  • 9h00: tour de ville en car en compagnie d'un guide puis visite à pied de la cathédrale et de la vieille ville
  • Déjeuner libre
  • 14h00 visite libre du palais Rohan (Musée des Beaux-Arts, Arts décoratifs)
  • 16h00: visite libre du Musée d'Art moderne et contemporain
  • Diner pris en commun au restaurant Pfifferbrader

Samedi 26/09/2015

  • 8h30: départ pour la route des vins
  • 9h00/9h30: Obernai
  • 10h30: visite libre du chateau du Haut Koenigsbourg
  • 12h00: Riquewihr - déjeuner libre
  • 14h: promenade dans Kaysersberg
  • 17h00/17h30: arrivée à Colmar et promenade en barque dans la petite venise
  • Installation à l'hotel Les Balladins
  • Diner en commun au restaurant Pfeffel.

Dimanche 27/09/2015

  • 9h00: visite guidée de la vieille ville de Colmar et de l'église des Dominicains (le Musée Unterlinden est fermé pour travaux)
  • Déjeuner libre
  • 14h00: visite du Musée Bartholdi
  • Puis retour au Puy et arrivée dans la soirée

PRIX DU VOYAGE: 360 euros /personne - Supplément chambre single: 75 euros

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Voyage des 2 et 3 mai 2015: ALBI, RODEZ, CONQUES

   A la découverte de l'oeuvre de Soulages

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SAMEDI 2 MAI :

  • 7h30 : départ de la place Michelet (niveau des cinémas Dyke) en car Migratour tout confort. Merci aux participants qui souhaitent partir du dépôt Migratour de Sanssac ou être pris en charge en cours de route de nous le signaler : Brioude, Langeac, etc... Nous ferons le point avec Migratour pour confirmer les possibilités. Pause en cours de route.
  • 12h30/13h00 : arrivée à Albi. Déjeuner libre (pour ceux qui le souhaitent, prévoir un panier repas).
  • 14h00 : visite libre de la cathédrale d'Albi et du Trésor.
  • 15h30 : visite libre du Musée Toulouse Lautrec
  • 18h00 : départ d'Albi pour Rodez. Installation à l'hôtel Ibis de Rodez et dîner pris en commun dans un restaurant dont nous vous communiquerons prochainement le nom.

DIMANCHE 3 MAI :

  • 9h00 : visite guidée de la vieille ville
  • 11h00 : visite libre du Musée Soulages
  • 13h00 : déjeuner libre à Rodez
  • 14h30 : départ de Rodez et arrêt à Conques. Visite de l'abbatiale et du Trésor. Vitraux de Soulages.
  • Arrivée au Puy en début de soirée.

PRIX PAR PERSONNE : 160 € , comprenant le voyage A/R, les visites, le dîner du samedi soir, l'hébergement à l'hôtel et le petit déjeuner.

 Supplément chambre individuelle : 28 € . Pour les non-adhérents à l'association: cotisation 12€/personne en sus.

RESERVATIONS : bulletin à télécharger  à compléter et à retourner impérativement avant le 31 mars 2015, accompagné d'un acompte de 60 €/personne à: Véronique HANIN-GRAMMONT - 12, rue Saint Georges 43000 LE PUY EN VELAY.


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Le dimanche 15 février 2015: SORTIE A LYON

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7h45 précises: départ du Puy en Velay: Car Migratour, place Michelet au niveau des cinémas Dyke

10h00: visite libre de l'exposition "Jacqueline Delubac, le choix de la modernité". Legs de cette ancienne comédienne, troisième épouse de Sacha Guitry et originaire de Lyon, comprenant, entre autres, des oeuvres de Monet, Manet, Renoir, Degas, Bonnard, Vuillard, Léger, Braque, Picasso, Miro, Bacon.. L'exposition se termine le 16 février 2015.

12h15: déjeuner pris en commun au Café Gadagne

14h00: visite guidée de l'exposition "ERRO" au Musée d'Art contemporain: fasciné par le monde des images issues des cultures les plus diverses (bande dessinée, comics, publicité, dessins d'illustration, etc.) Erro réalise tout un monde de saynètes drolatiques, ironiques ou militantes, le tout se télescopant dans une détonante jubilation formelle et chromatique.

17h00/17h30: départ pour le Puy et arrivée vers 19h30


Prix: 70euros/personne (+15 euros de cotisation à l'association pour les non adhérents), comprenant le voyage AR en car tout confort, les entrées et visites des expositions, le déjeuner au café Gadagne.

Réservations: bulletin à compléter et à envoyer avec le règlement à: Véronique Hanin-Grammont - 12 rue Saint-Georges- 43000 Le Puy en Velay

Date limite d'inscription: 30 janvier 2015 (Attention: nombre de places limité! Inscription par ordre chronologique de réception)


Télécharger le bulletin d'inscription


                        

La donation Jacqueline Delubac                            Erro, Picasso revisité...


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DU 16 AU 19 OCTOBRE 2014 :

VOYAGE D'AIX EN PROVENCE A MARSEILLE


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Sortie à Saint-Etienne le samedi 22 mars 2014, sur le thème:

VOYAGE A NEW YORK SUR LE PAQUEBOT FRANCE

Au Musée d'Art et d'industrie: Paquebot France, Design embarqué


Le France, ambassadeur du design français

Au Musée d'Art moderne de Saint-Etienne: Jeunes créateurs à New York, Peter Halley, Joel Shapiro



L'abstraction Néo géo de Peter Halley



Joel Shapiro -  "Est-ce un pentagone ou une maison"?



Joel Shapiro



Brian Belott - Books, books, books - 2012

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16 et 17 novembre 2013

VOYAGE EN SUISSE :  MARTIGNY - LA FONDATION GIANADDA

LA CHANSONNETTE DU VOYAGE,

 sur l'Air de « J'avais l'plus bel amandier du quartier » de G.Brassens.

Paroles en l'air de J.Claude PRAT

Avec l'Art et la Manière

La Manière

On irait jusqu'en enfer
Qu'en enfer

Et la bouche en cul de poule

On s'balad' dans les musées

Nous ne craignons pas la foule

Alain a pris les billets.

 

A Martigny une fois l'an

Un'fois l'an

Nous allons toujours contents

En courant

Admirer toutes les œuvres

Que des artistes ont créées

Et s'il vous en faut des preuves

Regardez donc nos carnets.

 

La Fondation Gianadda

Gianadda

A sonné le branle-bas

Ici bas

On admire et on se pâme

De voir exposées ici

Ces couleurs où on voit l'âme

D'Amédée Modigliani.

 

A l'Hôtel où l'on descend

L'on descend

Anne a vu en un instant

C'est flagrant

Qu' les guirlandes de la corniche

Avaient toutes la tête en bas

Ça vous a un air godiche

Mais chez les Suisses c'est comme ça.

 

Le lend'main de bon matin

Bon matin

Hugo perd un peu son ch'min

C'est malin

Il doit faire une marche arrière

De cinq cents mètres en pestant

Contre tous ces lampadaires

Qu'il n'avait pas vus avant...

 

Puis guidés par des expertes

Des expertes

Nous allons d'un pas alerte

Pas alerte

Des Romains voir la belle'ville

Qu'ils avaient ici construit'

Quoi qu'on perde un peu nos billes

Dans l'parking où on est conduits.

 

Mais l'plus beau c'est Saint Bernard

Saint Bernard

Pas le Saint non, les clébards

Des flemmards

Ils sont logés comme des princes

Et ne font que roupiller

Aussi ils ne sont pas minces

Ils sont pas prêts d'vous sauver !

 

Le voyage est terminé

Terminé

En Haut'Loire il faut rentrer

À regrets

Sur la vallée il faut jeter

Un coup d'œil et on frémit

En pensant qu' dans une année

On r'viendra à Martigny !

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Du 26 au 29 septembre 2013

VOYAGE EN LORRAINE: L'ECOLE DE NANCY


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20 octobre 2012

VOYAGE A NICE, AU PAYS DU BLEU

Du 11 au 14 octobre 2012, l’Association L’Art et la manière conviait ses adhérents à un voyage cette fois-ci plus ambitieux et détaillé, à la découverte de la Côte d’Azur, de son histoire et de ses artistes, sous un ciel providentiellement bleu, accordé au bonheur des participants.

Anne Muller guidait ainsi ses amis, aux rivages tant aimés des peintres, des poètes et des amateurs de jardins. Car quelle contrée pourra jamais se flatter d’avoir accueilli et retenu tant de talents et de mécènes ?

Notre abondant programme exprimait bien cette richesse d’impressions. Dès le premier soir révélant la «  grande bleue » au crépuscule, l’art baroque s’invitait dans nos assiettes au restaurant La Cambuse du Cours Saleya: jaune provençal du safran, rouge sarde de la tomate et vert d’espoir comme aux violets du vieux Nice, en un drapeau venu d’Italie, et uni au nôtre depuis 1860. Car c’est bien une histoire d’amour et de fraternité, autant que de politique et de culture qui relie, à Nice, la France et l’Italie, dans les églises et palais de la vieille ville, et sur cette Riviera qui attira très tôt les hivernants de toutes les nations.

On le vit bien, du reste, au fil des pas qui nous menèrent dans le sillage des premiers « touristes » anglais de 1840 et des russes qui les suivirent, de l’Hotel Negresco à l’Hotel Regina Excelsior, où se succédèrent tant de têtes couronnées, la Reine Victoria, Sissi et François Joseph, la tsarine Maria Fedeorovna, l’Impératrice Eugénie …

Mais c’est l’art moderne qui ouvrit le bal du premier jour, à la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence. Hélas pour nous, une assez fâcheuse exposition du très médiatisé Fabrice Hyber nous priva de la découverte des trésors permanents du lieu, signés Braque, Chagall, Giacometti… Heureusement, l’esprit y souffle encore, indestructible, malgré tout.

Mais le « cœur du cœur » était encore à découvrir, qui se révéla avec Matisse en sa chapelle de Vence où tout le monde parlait plus bas, Chagall et son Message biblique où l’amour unit l’Ancien et le Nouveau Testament : là encore que de silence et de rêves émus pour ceux qui ont pris le temps de s’asseoir dans la petite rotonde du Cantique des Cantiques !

Jusqu’au site archéologique de Cimiez, où la voix inspirée de Laurence Corbonnois redonnait vie et présence aux mythes éternels de la Méditerranée, ce qui n’est pas rien… en ce lieu magique où les antiques déesses dialoguent encore avec Matisse en son musée.

Le lendemain, au Musée d’Art moderne de Nice, nous attendait, comme un piège divin, le bleu d’Yves Klein, confronté aux albâtres de BYARS et aux rouges mappemondes de Kappour. Une présentation parfaite et une belle découverte pour la plupart d’entre nous.

Que dire encore ? L’après midi nous offrait le repos flâneur de la villa Ephrussi de Rothschild et les haltes poétiques de ses jardins du monde, puis de la villa Kérylos où la Grèce antique se fit réalité grâce au talent d’un mécène érudit, Théodore Reinach.

Par un sourire des Dieux, la poésie nous a tous menés jusqu’au matin du départ, à Antibes, où le château Grimaldi nous révélait encore Picasso en son effervescence créatrice, et Nicolas de Stael si grand et si désespéré ( rappelez vous sa fin sur les remparts d’Antibes où nous fîmes une halte émue).

Enfin ce fut la découverte du tout nouveau musée du Cannet où nos pas suivirent ceux de Bonnard qui voulait tant « arriver près des jeunes peintres de l’an 2000 avec des ailes de papillon »…

Gageons que les bourrasques du retour auront laissé nos ailes intactes, pour nous conduire sans doute, si vous le voulez, vers d’autres aventures.

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15 décembre 2011

11ème Biennale d’art contemporain de Lyon

Petite virée de l’Art et la manière au cœur de la 11ème Biennale d’art contemporain de Lyon,
le 3 décembre 2011.
L’enseigne, fil d’Ariane prometteur de l’évènement : « Une terrible beauté est née ».
Visite du musée d’art contemporain.

« Il y a toujours quelque chose dont vous ignorez l’existence jusqu’au jour où vous posez les yeux dessus ». Cette déclaration de Marina de Claro, l’une des quarante artistes présentes au musée, tombe sous le sens. C’est vrai, quand on n’a pas encore vu quelque chose, on ne sait pas toujours que ça existe. Notre petit groupe était ce jour là tout disposé à partir à la rencontre de ces choses « non encore vues », nourritures susceptibles de rassasier son inépuisable curiosité.

Pleins d’entrain, impatients d’explorer ces « terribles beautés », nous pénétrons dans la première salle d’exposition. Beaucoup d’entre nous passent tout droit, sans rien voir que des travaux, temporaires sans doute. De fait, une partie du plancher de cette salle a été relevé, mis à la verticale, retenu par des chaînes vissées au plafond. « Voici la première œuvre de notre parcours »,

déclare notre jeune guide. Surpris, nous revenons sur nos pas. « L’artiste pose ici la question de la véritable relation entre le plancher et les murs ». Pourquoi, il y a un problème entre le plancher et les murs ? L’artiste Gabriel Sierra a fait le voyage depuis la Colombie pour nous l’expliquer. Il a même découpé une bonne partie du sol afin de nous en convaincre. C’est une dégradation notoire, mais ça valait vraiment le coup : nous avions tous compris que « la relation d’ordinaire évidente entre le spectateur et le lieu physique était matériellement remise en cause »...

Riches de cette découverte, nous poursuivons notre route. Une jeune artiste de la République Tchèque propose sa Machine de Rééducation. Les enfants sont passés à la moulinette. Des instruments de tortures corporelles matérialisent les tortures sociales et psychiques. Ils doivent même lire des livres (quelle horreur !), apprendre, ingurgiter et régurgiter un savoir mécanique et aliénant. Tout cela fut très vrai… Mais c’est un peu tard, à l’heure où l’éducation, fût-elle tchèque, est en parfaite déliquescence. Les jeunes artistes devraient lire Kafka ; au moins ça leur ferait gagner du temps… et à nous aussi.

Bref, rien de neuf sous le soleil, mais ici au moins, le bâtiment est indemne. L’un de nous met sa tête dans une boîte grillagée, pour monter qu’il est prisonnier du système. Nous rions de bon cœur. Mais nous ne nous doutons pas encore que la salle suivante, où sont exposées les belles affiches dessinées de Fernando Bryce, sera notre dernière lueur d’espoir…

Car à partir de là, nous comprenons que ce qu’ils entendaient par « terribles beautés » signifiait « évidentes laideurs ». Nous allons, de dessins impubères en femmes déféquant ostensiblement, « mais si, je les ai vues, insiste l’une d’entre nous. Elles faisaient caca ! ». Les autres n’avaient pas eu le temps de voir ça, des femmes en train de faire leurs besoins. Virgina Chihota, qui croit avoir inventé la poudre, dessine à n’en plus finir une poupée de chiffon, car pour cette artiste « la poupée est source d’incapacités (de parler, d’agir…). Elle est le symbole de la soumission ». Chacun au fond de soi devine, à ce moment, que l’illumination, ce ne sera pas pour aujourd’hui.

On s’engouffre tous dans une salle où ça sent mauvais parce que des aliments se décomposent dans un décor repoussant de laideur. Tiens ! Ici aussi il y a eu des dégâts : un mur du musée a été aux trois quarts arraché pour les besoins de la création. Une dame avoue avoir la nausée tandis que certains d’entre nous vont crier dans un coin réservé à cet usage. « Non, ce ne sont pas les toilettes, précise le guide sur ses gardes, c’est juste pour crier ! ».

L’œuvre de Cildo Meireles, « La sorcière », est un déroulé de 3 000 kilomètres de fil noirs envahissant le troisième étage à partir d’un balai. Nous modelons au gré de nos pas cette colossale création, au risque de s’y prendre les pieds. L’artiste soulève la douloureuse question de « l’ambigüité du balai : est-il le début ou la fin de cette énorme expansion de fils ? » C’est vrai ça, le balai, c’est important dans la vie? Comment sa dimension métaphysique avait-elle pu nous échapper à ce point ? Nous ne regarderions plus jamais nos balais de la même manière, c’était sûr !

Nous montons un escalier, où là encore, un artiste a fait des siennes. Il a bombé les murs, et même les fenêtres, de peinture noire. C’est malin, il va falloir tout nettoyer ! Et ce mur qu’on a écorché jusqu’au béton en lui arrachant son épiderme de Placoplatre, qui va le réparer quand Luciana Lomothe aura l’obligeance de bien vouloir récupérer son échafaudage planté à la verticale comme un plongeoir ? « Mais c’est pour dire que l’architecture soutient l’architecture qui soutient l’architecture, qui soutient… et ainsi de suite » lit à voix haute quelqu’un dans son catalogue. Acceptons en l’augure.

Dans la dernière salle, à l’intérieur d’écrans de télévisions installés dans un décor kitch à l’éclairage tamisé, des étudiants en art contemporain parlent de l’art contemporain, qui parle de l’art contemporain, qui parle…. Et nous nous disons que c’est peut-être cela, le problème : à force de ne se nourrir que d’eux-mêmes, ceux que nous appelons « artistes contemporains » ne seraient-ils pas devenus autophages ? Combien de décennies encore seront-ils friands de leurs sécrétions excrémentielles ? Cela commence à suffire : nous retournons vers les « terribles beautés » que l’art, au cours des âges, nous a toujours révélées. Nous retournons à nos merveilles des siècles passées. Dans le car qui nous ramène au Puy, nous rêvons aux tempêtes de Turner et au Printemps de Botticelli. Avant de plonger dans la somnolence, cette phrase nous revient pour nous bercer. Il y a toujours quelque chose dont vous ignorez l’existence jusqu’au jour où vous posez les yeux dessus. Oui, mais encore ?...

Merci à Catherine David pour ce témoignage